Vendredi 17 septembre 2010 5 17 /09 /Sep /2010 23:32

Des sessions de formation des personnels sur les problématiquesde l'altérité, du sexisme, de l'homophobie et du racisme en lien avec la gestion de classe sont proposées aux personnels enseignants. Apprendre à enseigner tout court et faire apprendre aux élèves une éducation citoyenne sont les principaux objectifs de notre plan de formation.

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Programme de formation à la carte, sur demande : nous contacter

 

Programme de formation au catalogue :

 

FORMATION  1 :  Les chemins de l'intolérance ( des préjugés aux diverses formes de discriminations )  

-Analyse de textes: témoignages, articles de journaux significatifs
-Catégorisation des discriminations vécues
-Analyse langagière des usages verbaux dans des situations de colère, dans des relations d'agressivité, dans des rapports dominant/dominé...
-Catégorisation des injures et de leurs conséquences sociales et intimes
-Catégorisation des préjugés et des différentes attitudes discriminatoires et leurs conséquences
-Construction de tableaux récapitulatifs
-Etude du tableau didactique "les chemins de l'intolérance"
-Scénarisation de quelques scènes illustratives de ce tableau...

 

 

FORMATION 2 : "Sensibilisation à la problématique : légalité filles - garçons à l'école"  

-à partir du livre "Conversations sur le sexisme, éduquer à l'égalité filles-garçons

-à partir de vidéos sur le thème
-avec des études de cas,
-avec une analyse des programmes existants et une réflexion sur les pistes pédagogiques les plus pertinentes selon les âges des élèves et les lieux d'enseignement
-puis production collective d'une "Charte de pour le respect et l'égalite filles - garçons à l'école"
 

 

 

FORMATION 3 : "Sensibilisation à la problématique : l'homophobie et les questions homosexuelles à l'école"  

-à partir du livre "Conversations sur l'homo(phobie), l'éducation comme rempart contre l'homophobie" de Philippe Clauzard.
-à partir de la nouvelle "Jérôme et ses deux papas"
-à partir de vidéos sur le thème
-avec des études de cas,
-avec une analyse des programmes existants et une réflexion sur les pistes pédagogiques les plus pertinentes selon les âges des élèves et les lieux d'enseignement
-puis production collective d'une "Charte de sensibilisation sur l'homophobie à l'école"
 

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Vendredi 17 septembre 2010 5 17 /09 /Sep /2010 23:25

Si l’égalité entre les femmes et les hommes progresse, force est de reconnaître que les femmes sont encore victimes de préjugés, de stéréotypes, d’inégalités qui limitent leurs vies professionnelles, familiales et sociales. L’heure demeure au développement d’une éducation à l’égalité filles – garçons, à la révision d’attitudes et de discriminations sexistes qui s’inscrivent dans des représentations traditionnelles de dévalorisation du féminin par rapport au masculin. Cette infériorisation est gravée dans le marbre de la langue, elle réside dans la catégorisation en genres hiérarchisés. « Désexiser » la langue, les jouets enfantins, les rôles sociaux des adultes ; repenser la notion de genres et leurs attributions conformes aux usages ; resituer les rapports humains dans une perspective historique et théorique ; bousculer les normes, les lieux communs… Tout cela répond à la Convention interministérielle de 2007 sur l’égalité entre femmes et hommes et les missions éducatives afférentes. Ces conversations en famille, en classe, entre élèves sont des invitations éducatives à des discussions pédagogiques qui visent plus amplement une éducation à la citoyenneté, copartagée par les coéducateurs que sont les enseignants et les parents. Homme ou femme : c’est une question de connaissance et de respect, tout simplement. Conversons-en.

 

La condition des femmes est une question toujours actuelle qui impose des conversations de type pédagogique pour « éduquer » les esprits. En effet, si la femme est désormais libre de maîtriser sa procréation depuis deux générations, en d’autres domaines, l’égalité n’est pas encore une conquête acquise. La différenciation des responsabilités hiérarchiques, des rémunérations et des carrières demeure. Le choix des filières et des avenirs professionnels n’est pas égalitaire, tout comme les conditions de la vie quotidienne et de la représentation politique, malgré quelques petits progrès. Face au chômage, à la précarité et la violence, les femmes sont toujours les premières victimes, sans compter les violences conjugales, les brimades sexistes et d’autres exclusions. L’école de la République reçoit toujours des jeunes filles asservies, excisées, mariées de force ou voilées. Les chiffres de la violence conjugale en France demeurent plus que très alarmants : « Tous les trois jours, une femme meurt, victime de violence conjugale » (Statistiques de novembre 2006, extrait de www.femmes-egalite.gouv.fr )

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 Philippe Clauzard est enseignant formateur. Docteur en sciences de l’éducation, il s’intéresse de près à la formation des enseignants, aux questions de citoyenneté et de maîtrise de la langue ainsi qu’aux pratiques enseignantes. Ces conversations sur le sexisme font suite à la publication de précédentes « conversations sur l’homophobie ». Sexisme et homophobie étant deux formes d’exclusion en interaction.

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Vendredi 17 septembre 2010 5 17 /09 /Sep /2010 23:10

Depuis quelques années, les médias - télévision, cinéma, presse - s'emparent largement du sujet de l'homosexualité à la faveur des discussions parlementaires autour du PaCS (PActe Civil de Solidarité), des débats sur les familles homoparentales et les gay-pride qui rassemblent annuellement toujours plus de personnes sur le pavé parisien pour revendiquer, entre autres, une loi condamnant les propos homophobes. Les enfants et les adolescents en sont naturellement les témoins. Ils s'interrogent sur l'homosexualité et sur les hommes et femmes homosexuels. Bien plus encore ceux qui sont préoccupés par leur orientation sexuelle. La Ligne AZUR -0 810 20 30 40 - leur offre certes un lieu de parole mais le silence sur ces questions demeure la règle dans le monde scolaire. Toutefois, des parents et des éducateurs recherchent des réponses pertinentes. A l'automne 2000, une circulaire ministérielle parue au Bulletin Officiel de l'Education nationale indiquait aux enseignants comment réagir lorsqu'un élève traite un autre élève de "pédé". D'autres textes et documents sont apparus. Des lycéens prennent pour thème de leurs nouveaux Travaux Personnels Encadrés des sujets relatifs aux homosexuels et l'homophobie.

 

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 Philippe Clauzard est enseignant formateur. Docteur en sciences de l’éducation, il s’intéresse de près à la formation des enseignants, aux questions de citoyenneté et de maîtrise de la langue ainsi qu’aux pratiques enseignantes. Ces     " conversations sur l’homophobie" sont complétées par des "conversations sur le sexisme". Sexisme et homophobie étant deux formes d’exclusion en interaction.

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Vendredi 17 septembre 2010 5 17 /09 /Sep /2010 22:46
Savez-vous quand est-ce que le sénat a déposé un projet de loi prévoyant la suppression de toute discrimination envers les personnes homosexuelles?
Quel est l'état des lieux aux Etats-Unis sur la jeunesse homosexuelle? Quel est le pourcentage de jeunes gays qui veulent mettre un terme à leur jour?
Quels sont les lieux de la planète où les gays et les lesbiennes sont les plus persécutés?
Qui a écrit "je ne suis pas une fille à papa"?
L'amour en chaussette, est-ce le titre d'un roman jeunesse gay friendly ou une nouvelle tendance homo-amoureuse?

 

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 LA CITE DE LA DIVERSITE 

 

 

D’après un texte d’Emile Temime 

 

En un temps où se réveillent des fantasmes que l'on croyait endormis, où peuvent ànouveau s'entendre des phrases qui appartiennent à un autre siècle, et qui tendent   notamment   à   justifier   certaines   formes : exclusion par «l'évidente (sic) inégalitédes races humaines», il est bon, il est sain de rappeler un certain nombre de vérités fondamentales et de mettre en garde contre les dévoiements de langage et les explications pseudo-scientifiques qui ont pu conduire jusque dans un passé   récent    à    des    drames    d'une    ampleur exceptionnelle. Refuser des excès commence par un travail sur les mots et les valeurs qui les accompagnent. La plus grande précision le sens des mots est appelée,  à commencer par celui de différence, dont on a parfois abusé de façon singulièrement dangereuse.


Il est plus que jamais nécessaire de réaffirmer un certain nombre de valeurs universelles par-delà la diversitédes individus, la variétédes groupes et des comportements humains,  de  redire  l'égalité  essentielle  entre  les hommes.  Cette  affirmation   première  ne  contredit pas l'existence des différences, qui sont dans la nature même de l'homme. La différence n’entretient pas de dangerosité ni d’exclusion justifiable, elle est signe de la diversité humaine. La différence est richesse car elle produit de la diversité qui appelle respect, solidarité et dialogue.


« La diversité des hommes et des femmes, la diversité des comportements humains nous sont des richesses sociales, culturelles et artistiques indispensables à la germination du renouvellement du monde essentiel à la vie… La diversité humaine est un moteur vitale, une pièce essentielle dans le grand puzzle de l’existence humaine » 


«L'universel s'exprime à travers le particulier».


L'égalité n'est, en aucun cas une uniformité. Les deux termes sont même rigoureusement antinomiques. Fabriquer des individus «àl'identique»,


Fabriquer des individus «à l'identique», cela est scientifiquement possible. Ce serait, à coup sûr, un crime contre l'humanité. Le rêve totalement pervers du nazisme, s'exprimant dans ces «haras humains» voués à la fabrication et à la perpétuation d'une race «supérieure», n'allait-il pas précisément dans cette direction?

C’est également le risque scientifique et technique du clonage humain.

 

Prendre conscience de son caractère «unique», de ce qui fait plus simplement la personnalité de chacun, ce n'est naturellement pas refuser l'appartenance à un ou plusieurs groupements. Dans la société urbanisée à l'extrême dans laquelle nous projette le XXe siècle, la solitude est une maladie mortelle. Tout individu a besoin de s'appuyer sur d'autres, de se sentir solidaire d'une «communauté», communauté d'origine, communauté de religion, communauté «nationale»...


Cette adhésion prend évidemment des formes variées selon les lieux et selon les époques. Enracinement dans le « local » s’accompagne du développement de solidarités plus larges. Il convient que les mouvements communautaires ne dégénèrent pas et n'entraînent pas à leur tour des rejets et des exclusions. Il existe aussi un «racisme identitaire», dont il convient de se prémunir, car il peut entraîner des formes nouvelles de ségrégation et de violence.


Et toute violence faite à un individu ou à une «collectivité» nous concerne, directement, qu'elle soit une violence «impulsive, spontanée, éclatée» (Michel Wievorka) ou qu’elle se présente sous la forme plus élaborée d'une menace institutionnelle.

 

 


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// est intéressant d'observer une colline couverte de ronces, de plantes de toutes espèces, avec des oiseaux chantant dans les branches, divers insectes virevoltant et des vers luisants rampant sur la terre humide. Cela permet de réfléchir au fait que ces formes construites avec attention, si différentes les unes des autres et interdépendantes d'une façon si complexe, ont toutes été produites par des lois qui agissent dans notre environnement... Il y a de la grandeur dans la conception selon laquelle la vie et ses différents pouvoirs furent à l'origine insufflés en quelques, voire en une seule forme; tandis que cette planète a évolué suivant le principe immuable de la gravité, elles évoluèrent et continuent encore à évoluer à partir d'une si modeste origine vers une infinité de formes belles et merveilleuses. 

Charles DARWIN, On the origin of species, 1859.

 

 

 

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Vendredi 17 septembre 2010 5 17 /09 /Sep /2010 21:43

Un samedi d’octobre, le 5, sur France Inter la journaliste Danielle Messager intervenait dans sa chronique sur les ados « Age tendre » sur la question de l’homophobie à l’école :
«   Danielle Messager, c’est l’heure de la chronique Age Tendre et vous nous parlez ce matin de la dernière action du Centre Régional d’Information et de Prévention du Sida. Il vient d’organiser des Rencontres sur la place de l’homosexualité dans l’éducation sexuelle à l’école. L’école qui a un rôle essentiel car les ados au collège comme au lycée se posent beaucoup de questions. - T’as vu sa démarche, comment il est fringué. Il est toujours avec les filles. C’est sûrement un pédé lui. Exemple de réflexions entendues par un surveillant à l’encontre d’un garçon régulièrement objet de quolibets. Dans des documents remis par l’Education Nationale aux surveillants, aux enseignants, des pistes sont suggérées pour réagir à de telles situations comme proposer au sein d’une classe une réflexion permettant aux élèves de comprendre et de respecter les orientations sexuelles de chacun en n’éludant pas les questions qui sont nombreuses chez les ados. Est-ce que c’est normal l’homosexualité ? Alors plutôt que normal, rappelez que sur le plan social ou moral, elle a toujours existé quelque soit le pays et les cultures. - Est-ce que ça se voit ? Est-ce qu’on peut le devenir ? A cela l’enseignant ou le parent devrait redéfinir certains éléments car ces jeunes ont souvent tendance à faire l’amalgame entre une expérience homosexuelle qui n’est pas la même chose que l’homosexualité, entre des réactions jugées un peu féminines pour un garçon qui ne sont pas le signe de l’homosexualité. Ca c’est la théorie. Et puis dans la pratique, on entend encore trop souvent de terme de maladie associé à l’homosexualité quand on ne va pas jusque dans certaines manifs à demander les « pédés au bûcher ». Philippe Clauzard qui est enseignant et auteur de « Conversations sur l’homo(phobie) » regrette que la question de l’homosexualité à l’école semble importune, impertinente à une époque où l’on a pourtant jamais autant parlé d’homosexualité dans les médias et vu autant d’homos défiler dans les rues. Pourtant, l’école a une responsabilité pour éradiquer les préjugés homophobes, sauf qu’elle dispose de peu d’outils pédagogiques. Mais après tout, un bon entretien préparé par un enseignant motivé ne suffit-il pas ? C’est vrai qu’on demande beaucoup à l’école alors que la société affiche sans retenue ses hypothèses sexistes et homophobes, mais c’est aussi parce qu’on la croit capable d’être un réel rempart contre l’exclusion de la personne différente . Faute de quoi, il faudra encore rappeler ces résultats d’enquête . Il y a un risque accru de tentatives de suicide chez les jeunes homosexuels parfois supérieur à 40 %. Il ne serait donc pas incongru d’imaginer qu’au sein même de l’école comme on consacre une journée à la maltraitance, on évoque un jour l’homosexualité ou l’homophobie. »
Chronique « Age Tendre » du samedi 5 octobre 2002 ; une chronique de Danielle Messager, chaque week-end après le journal de 10h sur France Inter.

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